recueil de nouvelles

En costume d huitre

En costume d'huître

        Pour ma deuxième participation au recueil de nouvelles annuel de la Gidouille, intitulé cette année ‟En costume d’huîtres”, je livre une nouvelle inspirée de la photo d’un vélo couvert de coquilles d’huîtres. Titre : ‟Le raidillon”.

       Mon petit-fils de quatorze ans m’avait demandé d’écrire sa biographie. J’ai reculé devant ce travail considérable. Je me suis contenté de le faire figurer dans cette nouvelle où je tente d’expliquer, entre-autres choses, son horreur de la pratique du vélocipède :  

       C’est la bicyclette qui raconte. Une jeune et jolie institutrice vivant seule au Conquet avec son fils (elle s’appelle Paulette évidemment) va travailler à vélo. Elle rencontre un jeune homme sur le chemin de l’école mais le marlou ne plaît pas à la bicyclette, qui fait tout ce qu’elle peut pour faire échouer leur liaison. Exaspérée la femme jette la bicyclette à la mer… Et tout finira bien, peut-être.

       Le recueil comprend une vingtaine de nouvelles savoureuses à base d’huîtres et une saynète non moins délectable.

         On peut commander le livre en librairie ou chez l'éditeur : La Gidouille. 

Chez nedo bal

Les célestes histoires de femmes, les bonnes feuilles

Extrait pour site webÉdith

                 Dans un coin de la salle de danse, une fille obèse, vêtue d’un pull jaune horrible, roule des yeux de grenouille. Elle hésite entre les pleurs et le rire. Elle choisit de pleurer pour ne pas montrer ses dents gâtées. Je détourne mon regard, pris de dégoût ou de pitié. Sur l’estrade les musiciens se donnent à fond, le batteur ivre laisse libre cours à son instinct de massacreur. Une vapeur âcre monte de la foule en sueur. Les glaces aux murs, dans leurs cadres patinés de crasse, sont couvertes de buée où l’on a tracé du bout des doigts, des schémas évocateurs. Un homme embrasse une femme goulûment, elle se laisse faire, lascive, provocante. La boule à facettes de miroirs tourne au plafond. Elle fait courir des petits nuages blancs et rouge sur les faces blafardes ou cramoisies. La nausée guette. La musique écrase ou déchire une mer de danseurs qui se moire, comme un champ de blé sous les coups de vent. Un bloc humain noyé dans un océan de rythme, tangue et roule sans cesse sous un ouragan de bruit. Les couples gigotent, comme pour se débarrasser de leurs voisins agglutinés, retenus ensemble par la force lumineuse et enveloppante de la boule du plafond. En un seul corps agité de spasmes, haletant, la foule grouille joyeusement, comme des vers sur un cadavre. […]

                Elle est au bar. Assise de biais sur un haut tabouret entre les hommes de sa cour, qui ne semblent pas pour l’instant beaucoup s’occuper d’elle. Ils boivent, c’est sérieux. D’un regard, appuyé d’un sourire, elle m’invite à m’approcher. Je me glisse près d’elle, le courtisan le plus proche s’est écarté avec indifférence, comme s’il cédait sa place à un enfant. Édith n’a pas changé. La silhouette est impeccable, le mollet tendu et le genou pointu, la cuisse lisse, la taille fine, le buste petit et haut, le cou hiératique. Dans son visage un peu durci, s’affirme un nez légèrement aquilin. Élégante et simple, elle porte un ensemble presque blanc (chaussures assorties) qui met en valeur la matité de son teint. J’entends de temps en temps parler d’elle et de son équipe. Les mauvaises langues lui font une réputation de fille légère…

Lire la suite dans le livre "Les célestes, histoires de femmes" en vente sur Amazon ou sur le site de l'éditeur : Les éditions du Désir.

Vous qui passez couverture

Vous qui passez sans me voir

www.lagidouille.fr

    Le dernier recueil de nouvelles de La Gidouille vient de paraître.  Pour son  cinquième " Variations " La Gidouille a largement diffusé une idée directrice et large : " Vous qui passez sans me voir "

    Les auteurs, connus et aguerris ou amateurs et prometteurs, sont issus de toute la France, du nord au sud, de l'est à l'ouest. On s'amuse, on rit, on pleure, on frissonne, on tremble, en un mot, cette lecture de textes courts est aussi variée dans la forme (dessins, prose, poésie) que dans le ton. Un excellent cru. (Extrait de la quatrième de couverture)

    Ma contribution dans ce livre, est une nouvelle intitulée " M. Legrand ", qui raconte l'histoire de ce garagiste qui aimait trop les fraises des bois. Etonnant non ?

Invit 22 octobre

C'est la fête à La Gidouille

      La fête à La Gidouille aura lieu le dimanche 22 octobre 2017 à partir de 15 heures à la Maison des Fontaines, place des Fontaines à Ploeuc sur Lié (22 150). Entrée libre et gratuite.

      Avant-première exceptionnelle. Plus de 25 écrivains seront présents.

      Pour ma part je présenterai une nouvelle (titre: M. Legrand) dans le recueil "Vous qui passez sans me voir" dernière livraison des éditions de La Gidouille.