Fleur lotus bouddha

Mystérieuses correspondances

    

     L’univers est une fleur et la fleur est dans la main de Bouddha. Tout est dit. Celui qui a compris suivra la Grande Règle. Correspondances et interactions unissent indissolublement l’homme à la nature et le physique au moral.

    Les éléments, l’eau, le feu, le bois, le métal et la terre, joueront sur les activités humaines leur musique céleste et les végétaux, les animaux, les hommes, sentiront le poids des correspondances sur leur existence. L’harmonie, le discernement, la prudence et enfin la sainteté sortiront du cœur de la fleur. Ainsi les générations passeront sans que change l’ordre du monde.

     Mais nous, nous voulons changer le monde ! Il ne subsiste des antiques correspondances que des idées anthropocentristes à la mesure d’une société qui craint plus que tout de mourir. Une société d’esclaves qui ne songent qu’à survivre, à n’importe quel prix. Une société qui ne rêve que d’un monde meilleur, où le lion mangerait de la salade.

     À qui sait les voir, les correspondances sont partout, bénéfiques ou néfastes. Mais les hérauts d’aujourd’hui ont perdu de vue la nature de la Nature. Ils croient pouvoir la maîtriser, la comprendre, des particules élémentaires aux quasars. Ils veulent sauver la planète, pour ne pas dire se sauver eux-mêmes. Ils veulent ignorer que la nature est infiniment complexe, mal conformée, violente, sauvage, sans pitié, qu’elle peut dans un hoquet, éliminer l’homo sapiens et ses misérables déjections, le transformer en fossile.

     Plus on sait, plus on désire et moins on est heureux. Reste à vivre, obligatoirement et c’est dommage ! La vie sans la vie serait si pure, si belle, sans souffrances. Peut-être est-ce le paradis ?

                                                              Extrait de « L’ombre du désir » de Gilbert Siou éditions Itinéraires

L'ombre du désir Mystérieuses correspondances Bouddha sauver la planète

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire