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De gaulle

Général de Gaulle

siou-gilbert Par Le 29/01/2022 0

Qu’ont-ils donc tous à sauter comme des cabris (l’expression est de lui) sur la tombe du Général de Gaulle ? Serait-il le paradigme à suivre pour conquérir la fonction suprême ? Les prétendus épigones devraient pourtant se garder de suivre son modèle. Tant pour sa conquête du pouvoir que pour sa chute finale. Quant à sa gestion des affaires, il voulait porter la France à bout de bras au-dessus des Français, des veaux disait-il.

Il n’est pas question ici de revenir sur sa conduite pendant les deux guerres mondiales et son courage physique indéniable. Un grand chef. Capable d’éliminer ses adversaires dans la lutte pour le pouvoir, en faisant assassiner l’amiral Darlan à Alger par exemple (ce qui n’est pas prouvé historiquement).

Il n’est pas prouvé non plus qu’il ait dirigé en sous-main l’opération Résurrection qui devait faire débarquer en France les parachutistes du général Massu. L’opération n’a pas eu lieu (Massu n’avait pas les moyens nécessaires de toute manière) mais la menace a suffi pour qu’enfin, De Gaulle soit appelé aux commandes.

Porté au sommet par les partisans de l’Algérie française, le Général, dès son accession au pouvoir, a la ferme volonté de se débarrasser de l’Algérie. Il a beau crier devant le peuple d’Alger le 4 juin 1958 : « Je vous ai compris » ou à Mostaganem le 6 : « Vive l’Algérie Française ! » en levant les bras (qu’il a très longs) en signe de victoire, il veut l’indépendance de l’Algérie à tout prix. Et beaucoup le payeront très cher, à commencer par les pieds-noirs trahis, les harkis abandonnés à leur sort et les civils massacrés. Sans compter les soldats qui continueront à se battre et à mourir pour rien.

L’islamophobie n’était pas encore inventée lorsqu’il dit : « Les musulmans d’Algérie ne seront jamais français […] ce sont des Arabes, jamais ils ne s’intègreront. » Il n’est pas très universaliste : « Nous sommes quand même un peuple de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Mais il a une vision claire de l’avenir quand il déclare : « Ce n’est pas très malin de faire réciter aux peuples colonisés “nos ancêtres les Gaulois” […] voilà pourquoi la décolonisation est plus difficile pour nous que pour les Anglais. Eux ont toujours reconnu les différences de races et de cultures. Nous, nous avons nié ces différences. » Intégration utopique pour nous, pragmatisme égoïste pour les Britanniques.

Il faut reconnaître le sursaut de la France imprimé par le Général. Le refus de l’alignement sur les États-Unis, le nucléaire, la Bombe (dont la mise au point laborieuse est aidée en secret par les scientifiques britanniques), l’industrialisation : le paquebot France, le biréacteur Caravelle, la DS 19… mais parfois ratée, comme le plan calcul. Globalement le redressement économique s’amorce, au prix d’une quasi révolution en 68 (le SMIC sera augmenté d’un seul coup de 35 % pour calmer le peuple).

« Alors Massu toujours aussi con ? Toujours gaulliste mon général ! (citation probablement apocryphe). » Aujourd’hui tout le monde est gaulliste comme Massu : « Le gaullisme est avant tout une foi, à ceci près qu’on sait en qui, mais pas en quoi. » Et le Général restera un modèle, pour tous ceux qui veulent arrêter de fumer : il suffit de le dire à sa secrétaire.

Les citations sont empruntées au livre de Franz-Olivier Giesbert : Le sursaut Histoire intime de la Ve République.

 
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