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commotion cérébrale

Mma

Combats de MMA

Le 28/04/2026

MMA

La curiosité est un vilain défaut. Je suis allé voir sur la chaîne l’Équipe un combat de MMA (Mixed Martial Art). Il faut dire que c’est Donald Trump qui m’a inspiré. Il s’est montré à la télévision à un combat de MMA, entouré de jolies femmes, à discuter avec une montagne de muscles qui s’apprêtait à mettre en bouillie son adversaire. Ils ont sans doute disserté de la politique étrangère trumpienne qui a quelques ressemblances avec ce sport. La salle pleine à déborder ressemble au Colisée de Rome un jour de combats de gladiateurs. L’arène (le ring) grillagée octogonale, paraît toute petite au centre mais des écrans géants sont disposés au plafond pour que les spectateurs les plus éloignés puissent voir le sang gicler. Hurlements et imprécations font penser à un chenil au moment du nourrissage.

Il s’agit d’un combat de rue auquel on a ajouté petit à petit des règles pour éviter les décès. Il est notamment interdit de mettre les doigts dans les yeux, le nez ou la bouche, de frapper les parties génitales, la nuque et la colonne vertébrale, de shooter dans la tête quand l’adversaire est au sol. Tout le reste est permis sous le contrôle de l’arbitre, qui peut arrêter le combat s’il estime qu’un combattant ne peut plus se défendre ou s’il pense qu’il est en danger de blessure grave. Coup de pied, de coude, de genou et coup de poing (comme à la boxe mais avec des mitaines, mar plij, pour libérer les doigts), les étranglements sont autorisés. Le coup de tête ne l’est pas ainsi que les morsures et le tirage des cheveux et des oreilles. Les bras de l’adversaire étant immobilisés il est permis de lui marteler la face à coup de poing ou de coude. Ça fait mal ! Le sang coule et va maculer le tapis. Le combat s’arrête par KO ou quand un combattant crie grâce ou frappe le sol en signe d’abandon. L’arbitre est parfois obligé de se jeter entre les combattants pour les séparer, s’il considère que le massacre doit se terminer.

Les combats mortels sont rares. Deux médecins surveillent attentivement les combattants, une ambulance est prête et l’hôpital le plus proche est en alerte. Les sportifs sont suivis médicalement et peuvent être interdits de compétition. Le dopage est aussi surveillé ainsi que le taux de testostérone. Les coups les plus dangereux sont les chocs à la tête et plus particulièrement à la tempe, qui provoquent le KO, c’est-à-dire une commotion cérébrale. On ne comptabilise que les morts (une trentaine connue), les handicapés à vie n’avaient qu’à s’arrêter à temps. La boxe anglaise tue bien plus mais les combats sont beaucoup plus nombreux (moins de dix morts par ans).

La visualisation d’un combat de MMA à la télévision donne la nausée mais le spectacle de la violence extrême, provoque cette espèce de fascination morbide que devaient ressentir les spectateurs de combats de gladiateurs. Le pugilat et le pancrace que les Grecs pratiquaient aux Jeux Olympiques étaient tout aussi sanglants, voire plus, que notre MMA. Les accidents mortels étaient fréquents. La barbarie humaine est de tous les temps et de tous les pays. La France n’y échappe pas en autorisant le MMA depuis le 30 janvier 2020 (classé sport de haut niveau depuis 2024 !). Les règles de prévention des commotions cérébrales sont de plus en plus sévères, par exemple : limitation des têtes chez les jeunes joueurs de foot, sanction des tirs à la tête au handball, nouvelles règles au rugby (c'est trop tard pour Sébastien Chabal qui a perdu la mémoire) ... 

La prévention des accidents en MMA n’est qu’une fumisterie, le but du jeu étant précisément de provoquer une commotion cérébrale chez l’adversaire, c’est-à-dire un KO (comme à la boxe). Quand va-t-on autoriser les combats au couteau ? C’est les collégiens qui seraient contents. L’ensauvagement de la société est patent. Il ne faut pas que les mesures de sécurité prises par les autorités, encouragent ou fassent négliger les changements de mentalité banalisant la violence.