Gilbert Siou

Vous qui passez couverture

Vous qui passez sans me voir

www.lagidouille.fr

    Le dernier recueil de nouvelles de La Gidouille vient de paraître.  Pour son  cinquième " Variations " La Gidouille a largement diffusé une idée directrice et large : " Vous qui passez sans me voir "

    Les auteurs, connus et aguerris ou amateurs et prometteurs, sont issus de toute la France, du nord au sud, de l'est à l'ouest. On s'amuse, on rit, on pleure, on frissonne, on tremble, en un mot, cette lecture de textes courts est aussi variée dans la forme (dessins, prose, poésie) que dans le ton. Un excellent cru. (Extrait de la quatrième de couverture)

    Ma contribution dans ce livre, est une nouvelle intitulée " M. Legrand ", qui raconte l'histoire de ce garagiste qui aimait trop les fraises des bois. Etonnant non ?

Invit 22 octobre

C'est la fête à La Gidouille

      La fête à La Gidouille aura lieu le dimanche 22 octobre 2017 à partir de 15 heures à la Maison des Fontaines, place des Fontaines à Ploeuc sur Lié (22 150). Entrée libre et gratuite.

      Avant-première exceptionnelle. Plus de 25 écrivains seront présents.

      Pour ma part je présenterai une nouvelle (titre: M. Legrand) dans le recueil "Vous qui passez sans me voir" dernière livraison des éditions de La Gidouille.

171008 chateaulin

Salon du livre de Châteaulin

             Je serai au salon du livre de Châteaulin le 8 octobre 2017. J'y présenterai mes derniers livres dont Morvan lez Breizh, roi des Bretons et Les célestes, histoires de femmes.

         De nombreux auteurs seront présents pour vous présenter leurs oeuvres (liste sur le site de la ville de Châteaulin)

         Bienvenue au salon du livre de Châteaulin !

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L'accord des noms et adjectifs par le Dr Tewfick-Pacha

Eloge de l'orthographe française (suite)

Par le Dr Tewfick-Pacha de l'université d'Eyoub

 

Le pluriel des noms et adjectifs

 

           Le petit Jules a écrit : « Les maison sont rose.» Horreur ! La maman sanglote, ses larmes tombent sur la dictée fatale, l’encre se dilue dans les pleurs et forme sur le papier des petits nuages très beaux. Le papa considère le zéro en dictée comme un échec personnel. Ses petits spermatozoïdes n’ont pas transmis son don pour l’orthographe à son rejeton, ne serait-il pas son fils ? Il hésite entre la gifle interdite et l’insulte infâmante mais il se tait. La souffrance lui clôt le bec avec un accent circonflexe.

          Comment est-t-il possible qu’une règle aussi simple ne soit pas appliquée, sinon comprise, par un enfant de huit ans normalement constitué ? Jules n’est pas un imbécile, il a dépanné son père qui s’apprêtait à jeter son ordinateur par la fenêtre de désespoir, il le bat régulièrement au football en jeu vidéo. Il se sert couramment du four à micro-ondes, (ses parents oublient parfois de lui préparer à manger) sans avoir jamais lu la notice. Ce n’est pas un génie non plus. Les tables de multiplications n’ont pas accès à son cerveau. Pour trouver combien font 9 fois 7, il utilise une méthode digitale, complexe et lente, d’origine chinoise, trouvée sur internet. Ça marche, à condition de disposer d’un délai suffisant.

           Pourquoi n’applique-t-il pas la règle élémentaire de l’accord des noms et des adjectifs ? Il paraît naturel à Jules d’écrire : « Les maison. » Ça ne le choque pas le moins du monde. Il y a plusieurs objets nommés maison, comme l’indique l’article défini pluriel les placé devant. Il n’est donc pas logique de mettre un s à maison qui est une unité (un concept si on est architecte). Ni nécessaire pour la compréhension. La multiplicité des constructions est suffisamment indiquée par l’article (déterminant). Si on avait écrit maisons tout seul le pluriel aurait été nécessaire mais avec les… En poussant le raisonnement à son terme, il faudrait donc dire les cheval.

          Certains pluriels sont irréguliers. Les premiers mots balbutiés par nos ancêtres n’avaient peut-être pas pour support une grammaire élaborée afin de communiquer sans ambigüité (tolérance orthographique sur la position du tréma). Ils n’avaient pas encore l’Académie française et ne recevait pas le Journal officiel, pourtant indispensables de nos jours. Pour dire : « Je vois des chevaux dans la plaine» et avertir le sorcier d’allumer le feu, parce qu’on allait bientôt manger, Naoh depuis son observatoire s’écriait : « Arrh ! Cheval, o ! Miam miam. » Le o, exclamation marquant une vive approbation, signalait donc qu’il y avait plusieurs cheval, contracté depuis en chevaux. Farfelu ? Peut-être pas. Bien plus tard, en ancien français, la forme de l’affirmation variait suivant qu’elle engageait la première personne (o je), la seconde (o tu) la troisième (o il). C’est cette dernière qui s’est fixée d’abord en oil puis en oui. Le miam miam quant à lui, ne nécessite pas d’explication car il est toujours usité de nos jours. La civilisation en a fait le verbe manger.  

           Jules n’a pas non plus accordé l’adjectif rose. Il a pensé : des maisons de couleur rose. On peut en effet, induire de la tournure de la phrase que les maisons sont uniformément roses, et que, par conséquent, il n’y a qu’un rose. Donc par suite, la couleur ne prendrait pas d’s. Là, l’ange bleu du bord de la route grammaticale nationale française rétorque : « Halte-là, ce n’est pas des maisons de couleur rose, c’est des maisons roses. » L’impertinent Jules aurait remarqué sournoisement : « Ce sont et non pas c’est… » Ce en quoi il n’aurait pas eu tout à fait raison, l’accord insolite du verbe avec l’attribut étant légèrement archaïsant, bien que toujours régulièrement pratiqué par la dame de la météo à la télé. Pardonnons à Jules, il n’a que huit ans !  Mais il y a plus, dommage pour Jules que la couleur rose n’aie pas eu une nuance, rose bonbon par exemple (mais bonbon aurait posé un autre problème d’exception du m devant le b ou le p). C’est l’accord qui aurait été fautif. Pourquoi ? Parce qu’on dit : des maisons de couleur rose bonbon. Quand le rose est bonbon, la couleur est sous entendue, quand il ne l’est pas il ne s’agit pas d’une couleur, les maisons sont roses comme elles seraient grandes ou laides, un point c’est tout. Si vous n’êtes pas contents adressez-vous à M. Grévisse ! Mais il y a plus (encore !) si les maisons avaient été marron, il n’y aurait pas eu d’accord non plus car la couleur des fleurs et des fruits ne s’accorde pas avec celle des maisons (sauf pour rose, mauve, pourpre… qui s’accordent). On peut dire marron, de la couleur du marron, fruit du marronnier. Aïeu ! On se mord la queue, on y perd son latin, on est perdu. La dialectique a ses limites en orthographe, qui elle, n’en a pas. Voilà sa gloire, notre espérance et notre soutien (cantique chrétien qui glorifie les mystères de Dieu à l’égal des arcanes de l’orthographe française). Jules sait bien, quand il fera sa communion (ou sa bar Mitzvah), qu’il aura plus de chances d’aller au paradis que de faire une dictée sans fautes.

Couv du paradis

Du rififi au paradis, roman policier

Du rififi au paradis

Après les récits de vie, les romans historiques et les nouvelles, je m'attaque maintenant au roman policier, et au plus gros des lecteurs. Car il est bien plus intéressant d'imaginer son voisin découpé en morceaux par un mystérieux psychopathe que de se coltiner les états d'âme d'un vieillard qui se recrée une enfance ou invente des histoires qui se seraient réellement déroulées autrefois. 

Voilà donc un roman policier qui se déroule dans un endroit où nous irons tous, les enfers. Un ministre et un enfant pérégrinent dans l'au-delà à la recherche des coupables de leur mort. Ils vont rencontrer Satan, des anges, un policier de roman, des gens célèbres et même Jésus. Sous l'ésotérisme farfelu on peut lire la critique de nos élites engluées dans la communication de masse. 

Dans toutes les librairies ou sur http://chapitre.com

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