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tapage des députés

Chahut a lma chambre 2

Chahut à la chambre

Le 28/10/2026

Article de La Dépêche de Brest du 1er novembre 1894.

« M. Mirman fera donc son service militaire, et pendant les deux ans qu'il passera au régiment, il n'exercera pas son mandat de député. Ainsi l'a décidé la Chambre avant-hier, sur l'avis conforme du gouvernement. Le vote n'a pas été émis sans quelque tapage. Dans les années qui suivirent le seize mai [1877 où le président de la République renvoie le chef du gouvernement et provoque un affrontement majeur avec la Chambre des députés, qui conduira à la dissolution de celle-ci] les droitiers avaient pris l'habitude de faire du « boucan » toutes les fois qu'un débat se produisait à la tribune ou qu'une décision était prise ne leur convenant point. Ils avaient même élevé le boucan à la hauteur d'une institution, si bien qu'on dut créer le petit local où Gambetta eut l'occasion d'envoyer à 3 reprises M. Baudry d'Asson, dont la fougue avait besoin de silence et de solitude pour se calmer. Aujourd'hui, c'est le groupe socialiste qui se livre à cet intéressant exercice ; le tapage est seulement plus grand, les propos plus violents. Il faut bien que le progrès se fasse en toutes choses. La séance d'avant-hier, à ce point de vue, ne laisse rien à désirer. Et c'est tant pis pour M. Carnaud, si le président, M. Burdeau, observant que des membres de la Chambre, M.Jaurès était le moins en droit de recourir aux interruptions, cet élu de Marseille n'a pas compris. Pour qu'un orateur, comme M. Jaurès, croie devoir jouer sa partie dans un concert de cris et d'invectives, faut-il donc penser que cette manière de comprendre les débats parlementaires est une des règles de la tactique du parti [socialiste] ? »

Je ne crois pas que le petit local où on enfermait les députés trop virulents (la case prison en quelque sorte) existe toujours. Ce serait peut-être le moment de le rétablir ? Il faut penser qu’à l’époque il n’y avait pas de micro pour dominer le tumulte, à part ça rien ne change, les représentants du peuple aiment les discutions animées (c’est une litote).