Qu’est-ce donc que ce chant qui résonne longuement dans les assemblées accroupies ? Ôm… « L’essence des créatures est la terre. L’essence de la terre est l’eau. L’essence de l’eau est la plante. L’essence des plantes est l’homme. L’essence des hommes est la parole. L’essence de la parole est l’hymne. L’essence de l’hymne est le chant. L’essence du chant est la syllabe sacrée. C’est là l’essence la plus intime, la plus haute, la plus sublime, la huitième : la syllabe sacrée Ôm. » Il ne s’agit pas d’une tirade de Jef Tuche comme on pourrait le croire mais une citation authentique de Chandradogya-Upanishad. Mais continuons.
Ôm est le mantra le plus précieux, le son primordial, la vibration cosmique, la syllabe sacrée (en sanskrit). En méditation, la chanter permet la connexion à la conscience universelle. Pour les Indiens le besoin d’unité est "dans l’essence des choses, mieux dans l’essence de l’essence. La syllabe sacrée Ôm permet de s’y fondre. Les Dieux sont multiples mais ils ne sont qu’un dans l’essence divine. Agni est Varouna quand il naît, Mitra quand on l’enflamme, il est Indra pour le mortel qui lui rend hommage…
Dans les rythmes du chant sacré résonne l’écho de l’univers, l’élargissement du cœur, l’impression de s’élever et de planer au-dessus de sa condition individuelle. Nous parvenons enfin à nous unifier transcendentalement avec le divin. (voir le livre "Bouddha vie et religion par Hermann Oldenberg")
Heureux ceux qui y parviennent. Enfant je chantais de tout cœur les cantiques à la messe, je n’en tirais rien d’autre que le plaisir de chanter en cœur. Plus tard il y eut les chansons à boire, puis plus rien de transcendant (sauf peut-être la voix de Céline Dion).